}

Nous sommes le:


Vos Messages..


Association à but non lucratif régie par la loi 1901.
Nous mettons tout en oeuvre pour vous satisfaire. Si c'est le cas, merci de nous laisser un message.

Laissez votre message


Nos Activités...

Nos prochaines CONFERENCES

Surveillez les dates de nos conférences en cliquant sur le bouton [Dates à suivre].
------------------------------
Surveillez également les dates de nos ateliers de Radiesthésie qui sont donnés gratuitement par :
Didier Massin.

------------------------------
Le mot du Président

C'est avec plaisir et honneur que je continue l'oeuvre engagée par notre ami Daniel...en pensant chaque jour à tout ce qu'il nous a donné... Tu resteras à jamais gravé dans nos coeurs...
C'est particulièrement à l'occasion de notre fête annuelle :
Journée du mieux vivre
que nous pensons affectueusement à toi.
------------------------------

(Passez la souris sur le texte pour stopper le défilement...)

 Dates à Suivre 


Statistiques...


Recommandation

Ce site vous a plu et vous aimeriez en faire profiter vos amis et connaissances ?

Cliquez sur le bouton !

 Recommandez-nous 

L'Abbé Bouly

Mercredi 15.04.2009

En ce temps-là dans le Boulonnais...

En parlant de l'abbé Bouly, ses amis et ses parents, affirmaient « Il a les mains heureuses, Alexis ». Et comment ! Ce fut le plus célèbre radiesthésiste au monde ; c'est d'ailleurs lui qui inventa ce mot en 1890, officialisé par la suite lors de la création de l'Association française et internationale de la radiesthésie. Les mains heureuses ?

Certes, il les avait. Il lui suffisait de prendre une baguette dans les mains pour la voir osciller à proximité de la plus petite source.

Sa notoriété fait le tour de la planète.

En 1913, trois ans après avoir hérité de la cure d'Hardelot, il prit conscience de son pouvoir pour lequel aucune explication scientifique n'a pu être apportée. Car l'abbé Bouly est un sourcier, c'est-à-dire un homme ayant ce don mystérieux et extrêmement rare de pouvoir repérer les nappes d'eau souterraines, d'en évaluer la profondeur sous terre et leur importance. Mais, comme il devait le dire lui-même : « Ce n'est que par un travail acharné, une pratique constante, que l'on peut arriver à obtenir un résultat ».

Et des résultats il en obtint à foison ; à telle enseigne que sa notoriété fit rapidement le tour de la planète terre, engendrant des demandes de plus en plus nombreuses car, après s'être occupé des problèmes d'eau, il étudia les autres liquides, puis les cavités, les métaux et enfin les microbes.

Il intervint donc pour le forage de puits et pour des demandes les plus diverses comme celle de l'ancien archiprêtre de Notre-Dame de Boulogne, Mgr Lejeune, complètement désolé car après des années de recherches et de tâtonnements, il ne parvenait pas à mettre à jour les vestiges du baptistère saint Jean, à proximité de l'ancienne cathédrale. En désespoir de cause, il fit appel à l'abbé Bouly. Celui-ci retrouva aisément le fil d'eau dans l'angle d'une propriété à quelques pas de l'enclos de l'évêché. Mieux encore, il indiqua l'emplacement à 3 mètres de profondeur, d'un bassin de deux mètres de diamètre, qui n'était autre que le bassin du baptistère dans lequel les premiers chrétiens recevaient le baptême.

Il était tellement sollicité qu'il se hasarda, à plusieurs reprises, à effectuer ses recherches à distance, toujours avec sa baguette de noisetier très flexible, fourchue comme une fronde d'enfant. Il indiqua très exactement l'endroit où il fallait forer le puits jusqu'à une profondeur de 4 m 20. Quelque temps plus tard, le propriétaire arrêta de creuser à 3m 90 car il venait de rencontrer un énorme bloc de pierre. Dépité, il écrivit à l'abbé Bouly, en termes pas toujours choisis, que « sa soi-disant science faisait faillite ». Vexé, l'abbé se rendit en hâte sur les lieux. « Je peux me tromper, dit-il, mais ma baguette ne se trompe pas ». Il fit enlever le rocher et lorsque la profondeur du puits atteignit les 4 m 20, l'eau apparut avec abondance.

Un sourcier ou un sorcier ?

Une Condettoise a bien connu le curé d'Hardelot. Non seulement elle était sa voisine mais de surcroît ses parents étaient fort amis avec lui.

Or donc, sur les insistances des autorités locales, l'abbé Bouly se rendit aux Canaries. Sur les îles régnait une sécheresse comme on n'en avait jamais vu de mémoire d'homme. En cause, l'absence totale de pluie depuis des mois et des mois. Quand l'abbé arriva, des pluies diluviennes s'abattirent sur le pays. À sa plus grande satisfaction, les indigènes se prosternèrent tous devant lui. On leur avait annoncé la venue d'un sourcier, eux croyaient avoir devant eux un sorcier ! N'empêche, ses recherches aboutirent ; de multiples sources furent découvertes amenant l'eau douce nécessaire pour faciliter les cultures indispensables à l'économie locale.

Les habitants lui furent reconnaissants et lui offrirent de nombreux cadeaux parmi lesquels, chaque année, il reçut quantité de régimes de bananes qu'il suspendait dans un local aménagé afin de favoriser leur mûrissement avant de les distribuer aux enfants, aux amis et aux plus démunis de sa paroisse.

Après la Première Guerre mondiale, la ville de Lens s'apprêtait à restaurer l'église saint Léger qui avait été gravement endommagée pendant les hostilités.

Le curé d'Hardelot, avec sa baguette évita un désastre futur en mettant en évidence des cavités remplies de gravats, cavités impropres bien sûr, à supporter des fondations solides et de qualité. Cette prédiction n'échappa pas au ministre de la guerre qui le chargea de rechercher les obus non éclatés sur les champs de bataille.

Médecins et policiers font appel à lui.

Voilà donc notre brave curé radiesthésiste transformé en détecteur de métaux, ce qui ne l'empêchait nullement de parcourir le monde tout en continuant à s'occuper de sa paroisse et à poursuivre ses recherches sur les maladies avec la collaboration d'un médecin qui accepta de lui offrir les installations de sa clinique. Il fit ainsi la démonstration que la baguette réagissait de façon différente devant les différentes cultures microbiennes présentées. Cela le conduisit à diagnostiquer de quel mal souffrait le malade. Le diagnostic du médecin traitant confirmait toujours les déductions de l'abbé Bouly.

Étant donné qu'il s'agissait toujours d'études scientifiques, le syndicat des médecins ne lui causa jamais d'ennui, pas plus que la police d'ailleurs qui faisait appel à lui pour parvenir à dénouer des situations difficiles.

Les conférences qu'il donnait, les découvertes qu'il faisait, lui apportèrent une certaine aisance financière. Mais, toutes les sommes qu'il gagnait, il les employait pour soulager la misère d'autrui. Au fond d'une propriété acquise, rue de Marne, il y avait deux bâtiments qui, chaque été, accueillaient des petites parisiennes de santé fragile. Pendant plusieurs semaines, par groupe de cinquante, elles venaient pour une cure salutaire de grand air sous la conduite des soeurs de saint Vincent de Paul. Le budget de fonctionnement de cette oeuvre était assuré intégralement par la cassette particulière du prêtre.

Et n'oublions pas qu'il fut le dernier acquéreur du château d'Hardelot qu'il légua d'ailleurs à une oeuvre de bienfaisance.

Né le 11 décembre 1885 à Condette, il s'éteignit dans son village natal le 29 janvier 1958. Lors de ses obsèques, le maire de la commune, lui rendant hommage, concluait : « De Condette, il apporte partout le renom, vers Condette il a drainé les foules de partout, dans Condette il laisse des oeuvres précieuses. Si nous n'avons pu lui décerner de distinction communale particulière, notre sympathie est unanime qui la lui décerne moralement ».

Bien des distinctions avaient été accordées au prêtre radiesthésiste de son vivant, entre autres la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Rarement autant d'éloges avaient été méritées par cet homme et ceux qui l'ont connu l'ont toujours évoqué coiffé de sa toque rapidement devenue légendaire.

La Semaine dans le Boulonnais.

André VERLEY


Mardi 29 janvier 2008

Il y cinquante ans jour pour jour – le 29 janvier 1958 – s’éteignait à Condette « le premier radiesthésiste du monde », Alexis Bouly. Radiesthésiste, sourcier et curé : « le seul prêtre du diocèse d’Arras cité dans le Quid » soulignait en 1995 le chanoine Léon Berthe, lors d’une communication donnée à l’Académie des sciences, lettres et arts d’Arras. La vie de l’abbé Bouly, globe-trotter, conférencier, fut exceptionnelle. Il soignait les âmes et les corps… avec des plantes : « l’arrêt d’autobus près de chez lui à Condette était devenu l’arrêt des tisanes », raconte J. Douard-Lotillier dans un article publié dans le numéro 64 de Généalogie 62.

Né à Condette le 11 décembre 1865, Alexis Bouly fréquente le petit séminaire de Boulogne puis le grand séminaire d’Arras. Ordonné prêtre en 1890, il enseigne à Béthune (Saint-Vaast), reprend des études à la Sorbonne, exerce au collège Saint-Stanislas de Boulogne dont il devient le supérieur. Curé de Wirwignes en 1909, il est désigné le 1er août 1910 pour desservir Hardelot, hameau de Condette érigé en paroisse. Hardelot-Plage que sir John Whitley, propriétaire du château, ami du curé et homme d’affaires, veut transformer en station balnéaire de haut rang.

L’abbé Bouly devient sourcier en 1913, initié par un jeune géologue. « La baguette tournait mieux avec moi qu’avec lui. » Le curé d’Hardelot intervient alors pour le forage de plus d’une centaine de puits ; sa réputation grandit, notamment en 1922, année de sécheresse. Utilisant la baleine d’un vieux parapluie, il trouve l’eau, indique son débit, sa profondeur, sa qualité ! Après la Première Guerre mondiale, l’étonnant curé pratique aussi la recherche des métaux ; le ministère de la guerre faisant appel à ses dons pour désamorcer les obus en Champagne, dans l’Aisne, dans la région d’Arras… Métaux encore, l’abbé Bouly explore des gîtes de minerai de plomb, de cuivre. Entre 1925 et 1930, il se concentre sur la recherche des microbes et des radiations humaines. À la faculté de médecine de Lille, à l’hôpital de Boulogne, on ne m’a jamais dit : ‘Vous êtes dans l’erreur’, mais toujours : ‘C’est bien notre diagnostic’.

L’abbé Alexis Bouly est indéniablement l’inventeur dès 1890 du mot « radiesthésie » (raius : rayon en latin et aisthêsis : sensibilité en grec) ; mot officialisé en 1929 lors de la création de l’association française et internationale des amis de la radiesthésie. « La science des ondes est la science de l’avenir. Dans vingt ans, elle aura projeté ses lumières dans des domaines où les investigations actuelles sont excessivement limitées », conclut le curé d’Hardelot dans une conférence donnée en 1928.

De 1930 à sa mort, l’abbé Bouly semble reconnaître les limites de la radiesthésie ; il suit de très près les travaux des physiciens, géologues… Mais plus que jamais, il participe à la recherche des forages de puits. Il se concentre également, jusqu’à ses derniers jours, sur la recherche des microbes, le diagnostic et la guérison des maladies. Des milliers de personnes, venues de France, de Belgique, d’Angleterre viennent le consulter chez lui ! Dans un autre domaine, le curé crée un petit musée retraçant l’histoire du Boulonnais. Sa bibliothèque est immense, comme sa curiosité. En 1934, il a acheté le château d’Hardelot, la propriété revenant aux Sœurs de Sainte-Agnès. Érudit, populaire, humble et « prêtre d’abord », comme le rappelait le chanoine Berthe. Une vie exceptionnelle simplement évoquée dans le parc du château d’Hardelot par un bronze scellé sur un socle de pierre.

Sources :

Généalogie 62, revue trimestrielle de l’Association généalogique du Pas-de-Calais. Mémoires de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Arras : 6e série, tome V, 1991- 2006 (20 euros, en vente aux Archives du Pas-de-Calais, à la librairie Privat-Brunet à Arras et à l’Office culturel d’Arras).